Espérance de vie en bonne santé

Espérance de vie

Ce n’est qu’à partir du XXe siècle, que notre santé - et donc notre espérance de vie - a fortement augmenté en passant de 45 ans en 1900 à 81.7 ans en France en 2012 (78.5 ans pour les hommes et 84.9 ans pour les femmes).

 

Cette forte augmentation est principalement due à une meilleure hygiène (eau potable, logement plus sains), une meilleure alimentation (moins de famines, plus diversifiée) et en troisième lieu seulement, aux progrès de la médecine.

 

Oui, aujourd’hui, nous pouvons atteindre les 100 ans !

 

Mais attention, il y a un ver dans la pomme : en effet, il faut croiser ces chiffres avec notre espérance de vie en bonne santé. En France un homme peut espérer, en moyenne, vivre en bonne santé jusqu’à 61.8 ans et une femme jusqu’à 63.5 ans (en 2010). 

 

 

En bref, notre santé s’est très nettement améliorée pendant le XXe siècle. Mais depuis notre entrée dans le XXIe siècle, nous atteignons un plateau, voire même un recul.

 

 

 

Quelques chiffres : le constat

Entre autres facteurs (dont le stress et la sédentarité qui fera l’objet d’un prochain article), les facteurs nutritionnels sont impliqués dans bon nombre de pathologies, parmi lesquelles on trouve :

 

  • les maladies cardio-vasculaires qui sont aujourd'hui la 2ème cause de mortalité en France (après les cancers), à l'origine de près de 147 000 décès chaque année. Ils représentent 26 % de l'ensemble des décès, 24% chez l'homme et 28 % chez la femme. (INSEE)
  • les tumeurs malignes: Environ 355 350 nouveaux cas de cancer estimés en 2012 en France métropolitaine, chiffre en constante augmentation. Ils représentent 30 % de l'ensemble des décès,  34% chez l'homme et 25 % chez la femme. (INSEE).
  • l'obésité qui concerne 14.5 % des adultes (en 2009 contre 8.5 % en 1997) et 18 % des enfants âgés de 3 à 17 ans. Celle-ci semble plus importante chez les femmes (15.1%) que chez les hommes (13.9%). (Enquête épidémiologique ObEpi - Roche 2009)
  • l'ostéoporose dans les 50 dernières années le nombre de femmes ostéoporotiques (+50 ans) n’a cessé d’augmenter : à 65 ans 39%, à 80 ans 70% dont 60% avec fracture (Société Française de Rhumatologie)
  • le diabète: en 2012, 7% de la population. L’incidence a été multipliée par 15 en moins de 40 ans. Il est la cause de cécités, d’amputation (pieds, jambes), de maladies cardio-vasculaires. (Fédération Française des Diabétiques)
  • la cholestérolémie trop importante. Près d'un adulte sur 5 présente une cholestérolémie supérieure à 2,50 g/l. et 30% des 45/65 ans. (Bulletin Epidémiologique – sept 2013)

Ce constat montre l'ampleur des enjeux humains, sociaux et économiques des maladies dans lesquelles des facteurs nutritionnels sont impliqués. Ce qui justifie la mise en place d’un Plan de santé publique dont les préconisations sont :

 

  • l'augmentation de la consommation de fruits et légumes
  • l'augmentation de la consommation de calcium
  • la diminution de la moyenne des apports lipidiques totaux
  • l'augmentation de la consommation de glucides (baisse de la consommation de sucres simples et augmentation de l’amidon (sucres lents ou complexes))
  • la diminution de la consommation d'alcool.

 

Les publics prioritaires sont : les femmes enceintes, les enfants et les adolescents, les personnes âgées, les personnes en situation de précarité, les personnes présentant des troubles du comportement et les personnes souffrant d'allergies alimentaires.

 

La diminution du risque de maladie, dont le risque cardio-vasculaire, passe par :

 

  • le contrôle de la tension artérielle,
  • la normalisation des taux de glycémie, du cholestérol et des triglycérides,
  • le contrôle du poids, de l’IMC et du périmètre abdominal,
  • l’arrêt total et définitif du tabac,
  • la reprise d’une activité physique régulière,
  • la gestion de son stress.

IMC et le périmètre abdominal

 

Le périmètre abdominal constitue un facteur de risque important. Il doit être pris en compte, d’autant plus qu’il est facilement mesurable.

                                                                Obésité           Diabète          Cancer

  • Pour l’homme                    102 cm             112 cm                       -
  • Pour la femme                   88 cm               103 cm                  90 cm

 

IMC : indice de masse corporelle

Il est important de garder à l’esprit que l’IMC n’est qu’un indicateur, non pas une donnée absolue. Du fait de leur masse musculaire, certains sportifs ont un indice de masse corporelle supérieur à 25 kg/m2, sans qu’ils encourent de danger. De plus, selon la morphologie l’IMC de bonne forme varie.

 

Il n’est donné ici qu’à titre indicatif, une consultation chez un médecin nutritionniste ou d’un diététicien diplômé est recommandée.

IMC = Poids/Taille2

 

 

  • - de 16.5 : famine
  • 16.5 à 18.5 : maigreur
  • 18.5 à 25 : corpulence normale
  • 25 à 30 : surpoids
  • + 30  : obésité

Le prix d'une bonne santé

 

Appliquer toutes ces mesures pour rester en bonne santé n’est pas facile. Elles nécessitent une participation active et des efforts de votre part, un minimum d’organisation, un désir profond de persévérer dans la durée… Cette démarche est longue mais au fil du temps, les difficultés s’amenuisent car de nouvelles habitudes s’installent.

 

Les techniques d'auto-hypnose, de reïki, de relaxologie peuvent apporter un vrai soutien lors de ces démarches en amenuisant les résistances et en accélérant l'installation de nouvelles habitudes.

 

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